Le Secret du « G »

Ensemble réunis grace à "G"

Il est 19h, c’est lundi soir. Les enfants sont couchés… enfin !

Maintenant, qu’est-ce que l’on fait ? Afin d’être en mesure de rivaliser d’esprit avec les collègues de travail, il serait opportun de regarder une télésérie. Unité 9, 19-2, quoi d’autre ? N’y a-t-il pas mieux à faire pour relaxer ? Chacun de notre côté peut-être ? Chacun sur un écran différent, mais côte-à-côte sur le divan ? La seule satisfaction charnelle est celle de sentir la cuisse de ma conjointe sur la mienne pendant que je regarde mon iPad. Même chose pour ma conjointe, mais avec son iPhone. Pas étonnant que ces appareils commencent par « i », lire en anglais S.V.P., « I » en majuscule. « Je » suis avec ma conjointe sur le divan, mais « Je » suis seul. Et elle aussi au fond. On n’ose pas en parler de peur d’ouvrir une de ces cannes de verre. Un exercice semblable à remettre de la pâte à dent dans le tube. Bonne chance.

Jusqu’à ce que l’un de nous, comme on dit en bon québécois, s’écoeure de la situation. Non ce n’est pas que je ne t’aime plus, mais je ne suis plus capable de nos soirées un à côté de l’autre, épuisé, non pas de nos ébats comme quand on voulait faire des enfants, mais bien l’épuisement « Post-enfant ». Ils sont parmi nous, oh oui, bien vivants, bien bruyants. Beu-bye tranquillité ! See you in thirty years!

Que dire des soupers romantiques, ça aussi c’est parti. Maintenant, un souper, c’est comme une course de 100 mètres aux Olympiques. Mais à l’arrivée, il n’y a pas de médailles. Même pas celle de bronze. Il y a des miettes de nourriture, des tonnes d’assiettes sales, des visages et des mains collantes, des crises pour avoir une Patte d’ours (d’ailleurs je maudis l’inventeur de la Patte d’ours aux bananes). Ah les cris ! C’est ça maintenant un souper de famille. Des cris.

Ceci étant dit, à part les moments d’angoisse et de détresse, ces petits monstres amènent aussi un peu de bon temps. Un câlin impromptu, un sourire, un « je t’aime » bien senti ou un beau dessin. À ce compte, mon fils est plus spontané que moi. Il ne réfléchit même pas et me fait un dessin. Moi, faut que j’y pense pendant un mois d’acheter des fleurs. Souvent j’oublie.

OK, assez de négatif et maintenant la solution. Ça commence par un « G ». C’est rarement la lettre la plus populaire de l’alphabet, j’en sais quelque chose, mais c’est celle qui a permis d’amener du plaisir plus « adulte ». Amener un équilibre entre la vie de famille et la vie que l’on avait avant. Vous voulez sans doute savoir, c’est quoi le mot magique ? Gardienne. Pour nous, ç’a été magique. Deux soirs semaine. Beau temps, mauvais temps. Elle vient chez nous pendant le dodo des enfants. Et c’est à ce moment que la fête commence. Deux heures, de liberté ! Deux fois semaine ! Ça fait quatre heures par semaine ! Ça fait seize heures par mois ! Vous me suivez ! C’est BEAUCOUP de temps de qualité. On va courir, on va au gym, on va au resto, on va dans un café comme lorsque l’on était de jeunes étudiants ! On réapprend à vivre en couple. Tiens, je te connais toi ? T’habites où ? Chez moi ? Cool !

Mais attention, faut le planifier. Je vous entends déjà penser. Oui, mais, on n’en connaît pas. Puis aussi, je ne veux pas laisser mes enfants à une jeune étrangère. Elle va venir chez nous et voir comment on vit. Sans compter que ça coûte cher. OK, voici notre réponse à chacun de ces arguments. Si vous faites aller votre réseau, vous allez être en mesure d’en trouver une de la même façon que vous trouvez quelqu’un pour réparer votre ordinateur, installer votre cinéma maison, trouver un emploi, etc. Pour ce qui est de laisser votre « precious » avec une étrangère, bien ce n’est pas pire que de les débarquer en courant à la garderie. Et combien d’entre vous ont eu le bonheur un jour d’arriver à la garderie et de se rendre compte que l’éducatrice avait été remplacée ? Même chose. Sinon pire, parce que la nouvelle éducatrice, je ne l’avais jamais rencontrée avant de dire « bonjour, merci, prends-en soin je reviens vers 17h ». Pour ce qui est d’avoir quelqu’un chez nous et voir ma vie. Bien comme on en a plus de vie, c’est pas trop grave, y a rien à voir de toute façon. Enfin, l’argent, le nerf de la guerre. Voici comment nous l’avons calculé, un restaurant fancy de moins par mois et voilà ! Faut dire aussi qu’on a fait d’autres choix pour avoir des sorties de couple au lieu de soirées télé bien emmerdantes.

La grandiose conclusion de ce billet, une fois par mois, on lui demande de venir un samedi soir pour sortir avec nos amis. Imaginez ce que ça pourrait faire à votre vie de couple, votre vie sociale et surtout, à votre moral. Si vous insistez, le prochain billet portera sur les cinq autres soirs de la semaine.

Émilie et Ghislain

Cass, you are the best! A mardi et jeudi!

 

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