Cette semaine j’ai appris…

J’aime les cocktails, surtout les martinis. Mais je ne pensais pas qu’un cocktail me ferait autant d’effet et que je serais KO pendant une semaine. Je parle du cocktail Molotov lancé pendant la nuit de lundi à mardi dernier, dans le restaurant adjacent à mon atelier Glup.

pizzeria

Les gaz et la fumée du cocktail ont affecté TOUT le local et l’ensemble de notre stock. Nous avons donc dû envoyer tous nos beaux accessoires en décontamination, ne sachant pas si cela allait les sauver. L’autre option était de les jeter et de recommencer toute la production. Finalement, j’ai eu les résultats hier et toute notre marchandise est en parfait état, comme neuve. Glup pourra donc recommencer ses activités dès la semaine prochaine. Ouf! Cette épreuve n’a étonnement pas eu que des inconvénients. Le positif dans tout ça : j’ai appris…

J’ai appris que je ne devais pas tenir mon entreprise pour acquise. Que tout pouvait se terminer d’un coup, sans avertissement, et ce, sans que j’aie moi-même décidé d’y mettre fin.

PicMonkey Collage
à l’ouverture et quelques semaines après.

J’ai appris que j’aime vraiment ce que je fais comme travail. Que je vais encore plus l’apprécier.

J’ai appris qu’un temps d’arrêt obligé permet de réfléchir, de faire le point et que je n’attendrai pas un autre événement pour le re-faire.

J’ai appris que ma façon de gérer les événements me plaisait. Avec calme, sans paniquer, en prenant une étape à la fois et en me laissant le droit d’être triste ou en colère parce que ça fait parti du processus. Bon je pleure pas mal mais ça, je le savais déjà!

J’ai appris que j’étais fatiguée et que je brûlais la chandelle par les deux bouts depuis quelques mois. J’ai même oublié de poster l’inscription pour l’examen du secondaire de mon fils Axel il y a deux semaines. Ayant dépassé de quelques jours la date limite de l’inscription, ils n’ont pas voulu lui faire une petite place à l’examen qui se tenait aujourd’hui, même si j’ai tout essayé, croyez-moi. J’ai donc réalisé que si j’avais été capable d’oublier une telle chose, il était grandement temps que je ralentisse mon rythme de vie et que je revoie mes priorités. Après tout, j’ai démarré mon entreprise pour pouvoir être disponible pour mes garçons et j’étais en train de passer à côté de mon objectif.

Du même coup, j’ai appris que mon fils Axel avait une grande âme, un grand cœur et aucune malice. Il ne m’en veut pas, pourtant il aurait raison d’être fâché contre moi. Je crois que le Collège Saint-Louis ne mérite pas de l’avoir comme élève. Une aussi belle personne mérite d’être traitée comme un humain et ce n’est pas ce qu’a fait cette école pour nous.

J’ai appris que je suis bien entourée par ma famille, mes employés et mes amis. Beaucoup m’ont offert de l’aide, du support.

Mais j’ai aussi appris qu’un entreprise manufacturière est une position ingrate. Pourquoi?

  1. Si une boutique a des difficultés ou une épreuve à surmonter, ou même un anniversaire à célébrer, ses fournisseurs (les manufacturiers) vont lui offrir de garder les produits en consignation plutôt que de les acheter, de modifier les termes de paiement, des cadeaux etc. Dans mon cas : RIEN. Aucun de mes fournisseurs ne l’offrira..
  2. Si tu perds ton stock, même si les assurances paient, tu dois vraiment tout recommencer. Il ne s’agit pas de commander, c’est MOI la manufacturière!

J’ai appris qu’il faut être bien assuré. Je l’étais, mais pas assez.

J’ai appris qu’il y a des risques à s’installer à côté d’une pizzéria.

J’ai appris que j’aime faire confiance à la vie. Elle nous le rend bien.

J’ai appris qu’il y a toujours au moins une bonne nouvelle par jour et c’est la première du matin : je suis en vie et en santé. Pour le reste… il y aura toujours demain. En prenant une chose à la fois, tout finit par passer.

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A l’atelier après le feu.

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